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Quel futur pour le métier d’architecte en Afrique?

Quel futur pour le métier d’architecte en Afrique?
byCarrement Web 14 juillet 2020

Avec l’évolution, la vulgarisation et l’intégration des technologies dans la pratique architecturale, le rôle de l’architecte en Afrique évolue plus vite que jamais.

Le pratique de l’architecture remonte aux temps anciens. Son profond impact sur l’environnement et l’établissement des civilisations partout dans le monde n’est plus à prouver. Son évolution était relativement lente jusqu’à l’intégration des technologies. Toutefois, les fondamentaux d’aujourd’hui sont toujours étroitement liés à ce qui se faisait dans le passé.

LES BASES DE L’ARCHITECTURE

 Partir d’un concept pour aboutir à la construction d’un building est en réalité un long processus pourvu de ces propres et uniques challenges. Pour récapituler de façon concise, les étape clés du processus architectural peuvent être définies aussi simplement que ce qui suit :

Il existe bien de nuances entre les responsabilités liées au respect des normes architecturales et les considérations environnementales. Malgré tout, le cœur de l’activité d’architecte est la mise en œuvre de solutions qui résolvent des problèmes précis.

En se projetant vers l’avant, on réalise bien assez vite que les principes de l’architecture sont plus ou moins les mêmes. Néanmoins, notre activité est beaucoup plus centrée sur l’innovation et sur la manière dont les espaces que nous concevons servent leurs utilisateurs plutôt que sur la conception des plans et la paperasse.

De leur côté, les commanditaires deviennent de plus en plus exigeants et demandent à comprendre nos processus jusque dans les moindres détails. Souvent, ils désirent même prendre part à chacune des étapes jusqu’à l’achèvement du projet. Heureusement que les progrès technologiques permettent de répondre à leurs attentes en leur fournissant des informations d’une précision irréprochable.

LES AVANCÉES TECHNOLOGIQUES

La technologie s’incruste chaque jour de plus en plus dans l’architecture. La rapidité de la mise sur le marché a évolué de façon significative depuis l’industrialisation de la construction initiée par des acteurs comme KATERRA et DIRTT aux USA. Ces firmes gèrent leur logistique via Google Maps pour livrer des matériaux sur les chantiers le plus rapidement possible. En y associant la science de la préfabrication qui optimise la précision sur les chantiers, les projets sont achevés et livrés dans des délais de plus en plus brefs.

Si ces pratiques nouvelles ont des impacts positifs côtés opérationnel et logistique, elles sonnent également l’obsolescence des pratiques traditionnelles d’architecture, en particulier le dessin. Les prochaines générations d’architectes auront à produire de nouveaux types de livrables.

Les outils digitaux comme le building information modeling (BIM) permettent de bâtir des édifices à haute performance en rendant possible le design régénérateur, la renouvelabilité, les logiciels de maintenance etc. Nous avons désormais les capacités pour fournir des livrables entièrement digitaux. Les ingénieurs n’ont plus à passer des semaines à réaliser des plans complexes, des logiciels dédiés s’en chargent et disposent d’une base de données assez fournie. Ces ressources nous permettent de gagner en temps et de réduire à presque 100% la marge d’erreur humaine.

Le but de toutes ces évolutions est de réaliser une mutation de pratiques purement architecturales vers des pratiques combinant l’architecture et la prise en compte des réels besoins des utilisateurs. Nos clients recherchent les moyens d’exploiter leurs bâtiments de manières optimales. Pour y parvenir, ils disposent de logiciels et de capteurs qui leurs donnent accès à une multitude de données. Ces données leurs permettent de comprendre quels espaces sont vraiment utilisés et de déterminer les espaces nécessaires ou facultatifs. Les propriétaires ont également la possibilité d’utiliser l’analyse des données pour prévoir les coûts d’entretien des bâtiments et évaluer les expériences des occupants.

Avec cette prépondérance de la tech, le rôle de l’architecte peut être remis en question et c’est fréquemment le cas. Alors que la composante humaine ne peut être substituée de la pratique architecturale, la majeure partie des processus manuels peuvent l’être. L’architecture et ses pratiquants doivent se tenir prêts à entrer dans l’ère du design d’expérience digital.

L’ARCHITECTE DU FUTUR

Pour parvenir à s’adapter effectivement à ces évolutions, nous architectes avons besoin de nous focaliser sur l’expérience utilisateur, la rapidité de mise sur le marché, l’efficience des espaces conçus et des édifices. En plus de l’aspect esthétique du design, une attention particulière devra être accordée à la manière dont les édifices parviennent à satisfaire pleinement les besoins de leurs occupants. Il faut prendre en compte que tout édifice conçu pour une entreprise constitue une part entière de cette dernière. Chaque bâtiment est donc un argument commercial supplémentaire ou les travailleurs et les clients forment une communauté homogène.

Bien de projets architecturaux dans l’histoire ont été menés suivant les arts mais aussi les égos.  Aujourd’hui, avec les impératifs de performance qu’ont les entreprises, la création de buildings doit répondre aux besoins des commanditaires. L’architecte du futur devra trouver le point d’équilibre entre l’aspect fonctionnel, les arts et sciences, la technologie et les cultures. Seul le temps pourra nous montrer à quel point tous ces éléments peuvent être associés en toute harmonie. À l’heure actuelle, il existe une synergie qui fait qu’on est à une époque vraiment fascinante pour ceux qui veulent embrasser une carrière d’architecte.